Situation
 
Sainte Marie est une île granitique située au large de la côte est de Madagascar, à une centaine de km au nord de Tamatave, 35 km de Soanierana-Ivongo et 7 km de la Pointe à Larée.

Longue de 63 km, elle mesure 5 km dans sa partie la plus large. Son altitude maximum est de 114 m.

On y accède par avion de Tana ou de Tamatave ; par bateau de Tamatave, Soanierana-Ivongo ou Manompana; en pirogue de la Pointe à Larée.





Carte de l'île Sainte Marie
 
Cliquez sur les sites de la carte pour découvrir Sainte Marie.
L'île aux nattes Le lagon d'Ankarena Le cimetière des pirates L'îlot Madame, l'église, le fort La baie d'Ampanihy La forêt de Kalalao Le phare Albrand La piscine naturelle L'hôtel Atafana
 


Histoire
 
Au XII ème siècle, Borahigny, pêchant au large de Mananara, fût entraîné par une grosse prise et sa pirogue chavira. Un gros poisson lui proposa de monter sur son dos, mit le cap au sud et le déposa sur une plage.

Le poisson avait faim, il demanda à Borahigny de lui apporter des bénitiers. Pour le remercier, le poisson demanda à Borahigny de creuser le sable à l'endroit où il se trouvait. Une source jaillit et l'homme put se désaltérer.

Ils se quittèrent et Borahigny fit connaissance dans un village de trois grand-mères qui lui présentèrent leurs enfants et petits-enfants. Au fil des années, sa descendance peupla l'île et les pirates la surnommèrent " Nossi-Bourahe ", l'île de Borahigny, d'où le nom de Nosy Boraha, pratiquement plus utilisé de nos jours.

Il existe plusieurs nuances à cette légende.

Vers 1506, des navigateurs portugais découvrirent l'île et lui donnèrent le nom du saint du jour de la découverte comme il était d'usage, Santa Maria.

Au XVIII ème siècle, les pirates s'installèrent sur l'île, d'où ils pouvaient opérer sur les navires venant des Indes et se mettre à l'abri dans leur repaire de l'Ile aux Forbans.

William Kidd

Thomas Tew

Un pirate et une Saint Marienne


Ils entretenaient d'excellentes relations avec la population locale et beaucoup d'entre eux restèrent à Sainte Marie. L'un d'eux, Ratsimilaho (ou Ratsimilaotra), créa un royaume étendu des environs de Tamatave à Mananara. A sa mort, son royaume fut partagé entre ses enfants et sa fille Betty devint la reine de Sainte Marie. Elle vécut avec le Caporal La Bigorne et céda Sainte Marie au Roi de France par le traité du 30 juillet 1750.

Un administrateur Français, Gosse, est nommé. Il adopte un tel comportement que la population Saint Marienne se révolte contre lui. Il est assassiné en 1754, ainsi que beaucoup de ses compatriotes. Après les représailles françaises, la Reine Betty est exilée à l'Ile Maurice (Ile de France à l'époque) où elle finira ses jours.

En 1818, Sylvain Roux s'implante à Sainte Marie pour la Compagnie des Indes Orientales où il prépare l'expansion coloniale. Il mourra de la malaria et sera enterré sur l'île en 1823. Lui succéderont Albrand, puis Blévec.

Par la suite, l'île sera rattachée successivement à la Réunion (Ile Bourbon) puis à Diégo Suarez, enfin à Madagascar. A l'indépendance de Madagascar en 1960, beaucoup de Saint Mariens voulurent rester français. Le pacte de donation de l'île Sainte Marie à la France en 1750 leur valut le droit de posséder, depuis 1950, la double nationalité malgache et française. Cette disposition n'existe plus depuis 1993.

     

Quelques photos
     
       
L'île aux nattes:      
       
       
Ambodifotatra:      
       
     
Paysages:      
     
     

A voir
Les baleines à bosse :
De fin juin à septembre, les baleines à bosse quittent les eaux froides de l'hémisphère sud pour venir s'accoupler et mettre au monde leurs baleineaux dans le canal de Sainte Marie. C'est un spectacle inoubliable, surtout si vous avez l'occasion de les voir sauter hors de l'eau.
De plus en plus d'opérateurs proposent des sorties en mer pour les observer, certains n'étant à Sainte Marie que pour pratiquer cette activité (très) lucrative sans respecter, ni les baleines, ni la population locale, donc encore moins le touriste…
Renseignez-vous donc bien sur place sur les tarifs et les prestations qu'ils proposent.

L'île aux nattes :

A l'extrême sud de l'île, on y accède en pirogue. Belles balades à faire dans l'île, notamment jusqu'au phare Blévec. Des plages magnifiques. Un séjour d'un jour ou deux y est agréable.
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Le lagon d'Ankarena :

Au sud-est de l'île. On y accède par l'hôtel " Chez Vavate ". Un superbe lagon, sable blanc, eau translucide.
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Le cimetière des pirates :

L'accès est situé juste après la digue sud en venant de l'îlot Madame. Les enfants peuvent vous accompagner moyennant un pourboire. Un droit d'entrée est demandé. Quelques tombes de pirates, mais pas uniquement, il y a notamment celle d'un administrateur, et il y avait une fosse commune destinée aux bagnards.
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L'îlot Madame :

La maison de la reine Betty a été rénovée récemment suite à un incendie en 1991. Juste à coté, un aquarium naturel avec quelques beaux spécimens.
C'est à l'îlot Madame qu'accostent les navires de commerce.
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L'église d'Ambodifotatra :
La plus ancienne église de Madagascar, elle est fermée au public hors des services religieux (notamment le dimanche matin).
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Le fort :
On y accède par le chemin après la poste d'Ambodifotatra. La Compagnie des Indes Orientales en est à l'origine ; il a ensuite servi de bagne. Dorénavant, il est occupé par l'armée malgache.
La tombe de Sylvain Roux se trouve près de l'entrée. Magnifique vue sur l'îlot Madame.
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La baie d'Ampanihy :

Magnifiques mangroves sur la côte est. Belle balade à faire en pirogue.
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La forêt de Kalalao :

Une balade d'une journée a faire au départ de Maromandia pour rejoindre la côte est. Ne pas hésiter à se faire accompagner par un guide (se renseigner à l'hôtel Atafana) qui vous fera découvrir la faune et la flore de Sainte Marie.
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Le phare Albrand :

Au nord de l'île, il date de 1931. On peut le visiter en demandant l'autorisation au gardien qui se fera un plaisir de vous accompagner à la passerelle (attention où vous mettez les pieds, la passerelle est quelque peu rouillée!!!).
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La piscine naturelle :

A Ambodiatafana, au nord de l'île. Plusieurs bassins alimentés par la mer protégés par une barrière rocheuse.
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